Un pas japonais est une circulation à part entière. Même s’il se dissimule dans nos pelouses, ce qui en fait sa spécificité, il se doit de rester praticable par tout temps, propre et stable.

Les pas japonais sont des circulations légères et à ce titre cela nous permet de les intégrer au mieux dans nos pelouses et gazons.

Ce type de circulation est constitué de dalles en matériaux naturels ou artificiels disposées juste en-dessous du niveau du sol.

Pour s’assurer d’une intégration satisfaisante dans la pelouse, les dalles seront positionnées 1 cm en dessous du niveau du sol final [1].

Les dalles ne seront pas posées de niveaux mais suivront les pentes naturelles du sol et l’on devra maintenir un équilibre général entre chaque dalle.

On préfèrera implanter un pas japonais avant le semis d’un gazon bien qu’il soit possible de réaliser cette opération sur gazon ancien. Il ne reste plus qu’à évacuer la terre en surplus si ce n’est déjà fait.

La pose.

La pose d’un pas Japonais s’avère être plus complexe qu’il n’y parait. Il n’y a pas de règle précise et chaque situation est un cas particulier.

Implantation.

Avant de commencer la pose proprement dite, il faudra positionner les dalles.

On tracera au-préalable une ligne au sol sur laquelle devront être positionnés les centres des dalles. On répartira les dalles en maintenant un écart de 60 cm entre le centre des dalles comme indiqué dans le schémas ci-contre. On prendra la précaution de vérifier le confort de marche en marchant sur les dalles. Le pas doit être moyen et correspondre à celui
d’une marche lente. Les pieds doivent venir se positionner convenablement au centre des dalles. On fera plusieurs passages afin de vérifier le positionnement correct des dalles.

Tracé.

  1. Avant implantation d’un gazon : on marquera à la truelle dans le sol le contour de chaque dalle. On peut également si le terrain est resté meuble appuyer fortement dessus pour que la terre en garde l’empreinte.
  2. Sur gazon implanté : la terre étant compactée, on utilisera le fer d’une pelle bêche pour délimiter le contour 2. de chaque dalle.

Mise en place.

La mise en place reste relativement simple si ce n’est, comme je l’ai déjà écrit plus haut, que tout se fait à l’oeil.

En fonction du marquage que l’on vient de réaliser, on décaissera le sol en place d’une hauteur égale à celle de l’épaisseur de la dalle, de 1 cm de sable, de 1 cm pour un gazon en place ou 3 cm pour un semis à venir [2]. Le
schémas ci-contre reprend ces informations.

On disposera le sable (1 cm) au fond du trou sans toutefois le compacter. Nous le ferons plus tard avec la dalle pour la stabiliser.

Positionner la dalle dans son logement et régler son niveau par rapport au niveau du sol. Il est souvent nécessaire de prendre un peu de recul pour s’assurer de l’alignement de la surface de la dalle avec celui du sol.

Finitions.

On comblera l’espace autour de la dalle au râteau pour le cas où le semis est à venir. Il ne faut absolument pas que la terre vienne au raz de la dalle ; une épaisseur de terre de 3 cm est à maintenir.

Pour les gazons anciens, on comblera le tour de la dalle avec du sable et on complètera cette opération par un semi de regarnissage.

Notes

[1] Positionner les dalles sous la surface du sol vous garantira également lors de l’entretien de la pelouse de ne pas endommager votre tondeuse.

[2] Toujours pour faciliter l’entretien de votre pelouse, il vous faut prendre en compte le foisonnement de la terre. Si l’ensemble du terrain a été remué, la terre contient plus d’air et se tassera davantage.

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